TUMULTES

Marion Aubert / Marion Guerrero

13 octobre 2018 à 20h00

Le Théâtre du Peuple en partenariat avec l’association Idéal 88 du village de Bussang, propose pour la première fois un spectacle à l’automne venant ainsi rythmer l’activité du lieu.

Paniqués par l’état du monde, une troupe de jeunes acteurs décide de préparer la révolution. Ils s’interrogent, s’empêtrent, s’affrontent, et s’étreignent, perdus entre peurs, héritages, et désir fou d’émancipation. Un portrait d’une génération inquiète mais surtout vive, créative et décidée à empoigner le monde avec rage, esprit critique, humour et passion.

 

Présentation du projet par Marion Aubert

 

Au départ, nous avons eu, avec Marion Guerrero, cette intuition : interroger la montée des fascismes dans les années trente. Nous avons travaillé à par­tir de documents d’archives, notamment autour des émeutes du 6 février 1934, du Front populaire, des premiers congés payés. Nous avons lu des livres d’histoire(s) : La France du Front Populaire, Maurice et Jeannette, Biogra­phie du couple Thorez, Léon Blum, La force d’espérer. Écouté des chansons de l’époque : « Qu’est-ce qu’il faut pour être heureux ? » « Boum / Quand notre coeur fait Boum / Tout avec lui dit Boum / Et c’est l’amour qui s’éveille. » (...)

Aujourd’hui, Tumultes est un drôle d’objet. Ovni entre farce, tragédies in­times, théâtre poélitique, à la fois quotidien et lyrique. Sans doute la pièce est-elle toujours hantée de nos intuitions premières (mise en écho de notre époque et des années 1930) – et l’actualité nous a tristement confortées dans ces intuitions – mais elle parle aussi d’une génération de jeunes gens, à la fois plein de désarrois, lucides, courageux parfois, résolus, en tous les cas, à tenter de comprendre le monde, et à lutter. Grâce à eux, et travaillant à leur côté, j’ai pu lister toute une série de nouvelles questions : « Qu’est-ce que l’engagement ? Qu’est-ce que la résignation ? De quoi a-t-on peur ? A-t-on réellement un désir de Révolution ? Comment se fabrique une conscience politique ? Quels sont nos héritages ? Quelles voix orientent nos prises de positions ? Qu’est-ce que la déception ? La manipulation ? Est-ce que toutes les morts se valent ? C’est quoi, une action violente ? Qu’est devenu notre désir de théâtre ? Qu’est-ce qu’un héros ? Et un antihéros ? De quoi avons-nous besoin pour échapper au cynisme de l’époque ? À la dépression ? Com­ment instiller, toujours, du trouble dans nos représentations ? » Aujourd’hui, ces questions nous semblent toujours criantes. La pièce, à défaut d’apporter des réponses, aide, je l’espère, à nous donner des forces, et à ne pas nous condamner au bégaiement de l’histoire, et à l’oubli.

 

La presse en parle...

 

« Neuf comédiens s’auto-investissent d’une noble mission : révolutionner le vieux monde. Pas bête, mais pas simple ! (…) À ne pas manquer. » Anaïs Viand, Les 5 Pièces

 

« Contre quoi, contre qui, ce n’est pas vraiment l’important. Ce qui compte c’est d’être ensemble, de réfléchir, de s’empoigner et d’essayer de faire quelque chose de cette énergie dévorante dans un monde désespéré. (…) Une pièce universelle, intergénérationnelle et intemporelle. » Célia Clavel, La Jaseuse

 

« Une pièce pleine de surprises, agitée par les spectres du communisme et de la révolution à venir. » Jean-Pierre Thibaudat, Mediapart

Distribution

Texte Marion Aubert

Mise en scène Marion Guerrero

Assistante à la mise en scène Marion Aubert

Scénographie Alice Duchange

Costumes Marie-Frédérique Fillion

Son et régie plateau Yannick Vérot (reprise tournée Pierre Xucla)

Lumières Bruno Marsol (reprise tournée Manuella Mangalo)

Coaching vocal Myriam Djemour

Regard chorégraphique Yan Raballand

 

 

Avec Julien Bodet, Gaëtan Guérin, Thomas Jubert, Gaspard Liberelle, Aurélia Lüscher, Maurin Ollès, Pauline Panassenko, Manon Raffaelli et Lison Rault