La Place Royale

de Pierre Corneille / mise en scène Claudia Stavisky

11 octobre 15H00 et 12 octobre 18H00

Le Théâtre du Peuple rouvre ses portes cet automne afin d’accueillir une oeuvre majeure mais rarement montée.

La Place Royale – aujourd’hui rebaptisée Place des Vosges – située en plein coeur de Paris est également le titre de cette comédie où se déroulent les stratagèmes amoureux pleins de cruauté de jeunes gens. Effrayé par l’amour et l’idée d’engagement, Alidor pousse la femme qu’il aime dans les bras d’un autre.Une comédie qui traite de thèmes universels et intemporels comme le passage de l’adolescence à l’âge adulte, l’amour et la recherche ultime de liberté comme affirmation de soi. Dans cette pièce les comédiens manient l’alexandrin comme une seconde langue maternelle, révélant alors une surprenante modernité.

Distribution

Avec Camille Bernon, Julien Lopez, Loïc Mobihan, Renan Prévot, Roxanne Roux et Bertrand Poncet

Scénographie et costumes Lili Kendaka

Lumière Franck Thévenon 

Son Jean-Louis Imbert

Assistante à la mise en scène Vanessa Bonnet et Alexandre Paradis

Chorégraphie Joëlle Bouvier

Collaboratrice artistique Valérie Bezançon 

Production

Production Célestins – Théâtre de Lyon

Avec le soutien du Grand Lyon, la métropole

Dans la presse

Les comédiens jouent passionnément les facettes de ces passions… Loïc Mobihan, Roxanne Roux, Camille Bernon, Bertrand Poncet, Julien Lopez ou encore Renan Prévot font un sans-faute… La chorégraphe Joëlle Bouvier est passée par là, et grâce à elle, cheminer sur un étroit muret escarpins rouges aux pieds, la main dans celle de son galant, semble tout naturel… Le jeu de la séduction, le « chassé-croisés » amoureux conduisent-ils toujours où l’on voudrait ? Sur cette Place comme ailleurs rien n’est moins sûr.

Gérald Rossi - L'Humanité

 

Au Théâtre des Célestins, Claudia Stavisky fait souffler un vent de fraîcheur sur cette comédie de jeunesse du dramaturge français grâce à une troupe de jeunes acteurs. Pour sa première incursion dans une oeuvre du grand siècle français, elle fait le pari gagnant de l'atemporalité… A cette diction fougueuse, elle adjoint un jeu très physique qui accentue les multiples rebondissements de l'intrigue cornélienne. Les jeunes comédiens font alors souffler un vent de fraîcheur, et de sincérité, sur la découverte de ces premiers émois tourmentés.

Vincent Bouquet - Les Échos

 

Avec une distribution de jeunes comédiens fougueux, Claudia Stavisky redonne à Corneille sa fraîcheur d’adolescent. Sa Place Royale, créée dans son théâtre des Célestins à Lyon est une belle ode à l’amour et à la liberté… La scénographie de Lili Kendala est somptueuse, féerique… Les alexandrins sont à vif, leur travail sur cette langue casse-gueule est exemplaire. On sort le cœur serré et attendri par ces premiers émois amoureux.

Stéphane Capron - ScèneWeb

 

Les tout jeunes comédiens à qui Claudia Stavisky confie la partition sont formidables de vitalité, d’énergie et de sensualité. [Ils] conjuguent une ferme diction et un jeu corporel débridé, laissant voir les chamboulements, les douleurs ou les joies intenses que fait naître le sentiment amoureux.

Agnès Santi - La Terrasse

 

Le jeu s’organise autour d’un large escalier qui semble défier le ciel et ses destinées. Les jeunes comédiens s’y livrent une partie faussement allègre, vraiment cruelle. La langue de Corneille s’avère incroyablement contemporaine, mais la mise en scène vif-argent évite les numéros savants pour valoriser ces échanges fondamentaux, exprimer la violence inhérente au désir, disserter à l’infini sur le bonheur et le malheur d’aimer.

Patrice Trapier - Théâtral magazine