Hamlet - à part

William Shakespeare et autres / Loïc Corbery

21 août > 03 septembre 2022 à 12h00

Cet été à Bussang, venez vivre l’épopée Hamlet ! Cette figure mythique sera pour la première fois présentée sur la scène du Théâtre du Peuple. Trois versions seront proposées afin de vous offrir une expérience inédite en France : Hamlet de Shakespeare, qui sera suivie par son adaptation contemporaine et insolente, Hamlet-machine de Heiner Müller. Enfin nous retrouverons l’interprète de Hamlet, seul, pour un face-à-face intimiste avec le spectacle (HAMLET, à part).

 

 

 

 

En partant d’une didascalie de la pièce de Shakespeare, Loïc Corbery a imaginé en 2019 un seul-en-scène comme s’il était dans sa loge et où dans lequel il convoque les poètes qui ont parlé d'Hamlet, de sa solitude et de sa grandeur.

 

Il ose montrer l’acteur derrière le personnage et partage avec nous ses intuitions, ses secrets. Comme s’il n’allait jamais jouer Hamlet et qu’ainsi, il s’affranchissait de ce rôle une fois pour toutes.

 

C’était sans compter la proposition de Simon Delétang à Loïc Corbery de venir interpréter Hamlet à Bussang. Ainsi, nous avons voulu en écho aux deux grands spectacles (Hamlet et Hamlet-machine) présenter cet Hamlet très personnel, tout en sensibilité et intimité, comme un livre ouvert riche des voix du passé où le spectre du père d'Hamlet devient celui d’acteurs mythiques du théâtre français.

 

Loïc Corbery sera ainsi trois fois Hamlet sur la grande scène du Théâtre du Peuple cet été où il portera ce marathon en triptyque inédit.

Distribution

(HAMLET, à part)
d'après William Shakespeare et autres...
Conception et interprétation Loïc Corbery de la Comédie-Française

Texte William Shakespeare et autres (Philippe Avron, Charles Baudelaire, Ingmar Bergman, Sarah Bernhardt, Marc Citti, François-Victor Hugo, Victor Hugo, Ismaïl Kadaré, Maurice Maeterlinck, Molière, Heiner Müller, Alfred de Musset, Jean Vilar, Voltaire…)

Régie générale Marie Boëthas

Régie lumière Manon Bongeot

Régie plateau Géraud Breton

Adaptation son Charles Gesegnet

Habillage (en alternance) Marlène Hémont,
Françoise Léger, Barbara Mornet et Julienne Paul

Production

Production Comédie-Française / Studio-Théâtre.

Spectacle créé le 6 février 2019

Dans la presse

« On suit avec plaisir le déroulement de la tragédie et l’on s’amuse ou l’on admire la manière dont Loïc Corbery, avec trois fois rien, réinterprète les scènes célèbres. […] Loïc Corbery, que l’on applaudit depuis l’orée des années 2000, du Conservatoire au Français, où il a été engagé en 2005, est un interprète plein de charme, de profondeur, d’intelligence, d’expressivité. À la fin, il cite Vilar et une lettre à Gérard Philipe que la mort empêcha d’être Hamlet sous la direction de Peter Brook… » Le Figaro (08/02/19) – Armelle Héliot 

 

« Porté par le jeu à fleur de peau du comédien, chaque fragment éclaire la tragédie du prince de Danemark d’un jour nouveau, et alimente un patchwork au côté brouillon charmeur et charmant. En creux, Corbery dresse aussi un portrait de lui-même et lance un grand cri d’amour à ce théâtre capable, parfois, de transfigurer le réel et les âmes. » Les Échos Week-end (du 15 au 16/02/19) – Vincent Bouquet  

 

« Il n’a pas joué Hamlet, devrait, n’aura pas… Il aura, nous aurons conjugué ce désir à tous les temps, mais il sait, il sent qu’il ne le jouera plus. Trop tard sans doute. » Ainsi Éric Ruf, administrateur de la Comédie-Française, parle-t-il de Loïc Corbery. […] Loïc Corbery aurait dû faire, devrait faire, fera un jour, c’est sûr, un grand Hamlet. » Marianne (du 15 au 21/02/19) – Nedjma Van Egmond 

 

« Son spectacle est bien plus qu’une incarnation de l’un des plus grands personnages shakespeariens. C’est une plongée dans l’histoire du théâtre. Allongé au sol, Loïc Corbery écoute un 33 tours. On l’imagine dans sa chambre d’ado à Avignon, en écoutant Supertramp, en imaginant suivre les traces de Gérard Philipe. […] Le comédien convoque les fantômes de tous les artistes qu’il admire. Il fait écouter sur de vieilles cassettes les voix de Patrice Chéreau, Gérard Philipe ou Thomas Ostermeier évoquant le ciel étoilé d’Avignon lorsqu’il a présenté son Hamlet en 2008. On pénètre dans l’intimité de Loïc Corbery, comédien adulescent, mélancolique, pétri d’amour pour la musique, aux choix éclectiques. » Sceneweb.fr (08/02/19) – Stéphane Capron

 

« L’anthologie réunie par Corbery est incroyable. […] Dans une sorte d’antre claire et obscure, de bureau encombré, Loïc Corbery passe d’une émotion à l’autre, tantôt doux, tantôt furieux, emporté par les courbes de pensées changeantes. De temps à autre, il met sur une platine un disque en vinyle. La soirée ne ressemble à aucune autre. […] Ce qui emporte, c’est le songe ici poursuivi, dans une grande intensité de jeu et de la méditation : le songe d’Hamlet, le songe de l’humanité autour d’Hamlet, le songe de Loïc Corbery autour d’Hamlet et d’une humanité folle d’Hamlet. » Webtheatre.fr (22/02/19) – Gilles Costaz